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Ce que la science répond aux mythes sur la 5G

Durant ces 20 dernières années, les générations précédentes de réseaux mobiles et même le WiFi ont été accusés d’être nocifs. Bien que ces allégations se soient estompées avec le temps, la construction de l’écosystème 5G a provoqué une nouvelle vague de discussions et d’inquiétudes donnant naissance à des mythes qui sont devenus viraux. Selon les experts, il n’existe aucune preuve scientifique que la technologie constitue une menace pour la santé humaine.

La radiation 5G serait nocive

Saviez-vous que l’on est constamment exposé à des radiations ? Outre les radiations artificielles provenant des appareils électroniques que vous utilisez au quotidien (télévision, micro-ondes, Smartphone, etc.) des radiations naturelles venant de l’espace, du sol, de l’eau et même de la nourriture peuvent vous toucher. Il est bon de savoir que votre corps lui-même est radioactif.

Les ondes utilisées pour les communications mobiles et sans fil sont classées comme des rayonnements non ionisants, ce qui signifie qu’elles ne sont pas assez puissantes pour arracher les électrons étroitement liés de l’orbite d’un atome. « Elles ont néanmoins suffisamment d’énergie pour exciter les électrons et les ions en mouvement libre, ainsi que les molécules polaires, les poussant vers des états d’énergie plus élevés. » Nous indique le site fondation-nanosciences.fr

Comme toutes les générations précédentes de systèmes mobiles, la 5G fonctionne sur le spectre RF. L’essence, les légumes marinés et l’aloe vera appartiennent au même groupe que les rayonnements RF. En comparaison, la viande rouge appartient à un groupe présentant un risque légèrement plus élevé d’être cancérogène. Autrement dit, consommer de la viande rouge serait plus dangereux que la 5G !

Nous serions tous déjà exposés à la 5G

Selon la Global mobile Suppliers Association (GSA), seuls 12 % environ de tous les opérateurs LTE (4G) dans le monde ont déployé jusqu’à présent de nouveaux services 5G. Seulement 73 d’entre eux, dans 41 pays, offrent un service conforme au 3GPP 5G. 

Il est important de souligner que le débat initial de ces dernières années sur la 5G était lié à l’introduction des ondes millimétriques de 26 à 28 GHz pour transporter les services et les données de la 5G. Compte tenu de son coût de déploiement élevé, le déploiement des ondes millimétriques est plus adapté aux zones urbaines denses qui ont des besoins très élevés en matière de débit de données. Ainsi, en janvier 2020, on ne compte que 14 déploiements dans le monde.

En plus de ne représenter qu’une infime partie des déploiements 5G dans le monde, les recherches ont montré que l’effet de l’exposition aux CEM RF dans la bande des ondes millimétriques est principalement superficiel et qu’une quantité importante de l’énergie est réfléchie par la peau. De plus, les ondes millimétriques sont bien inférieures à la fréquence de la lumière solaire ordinaire, qui se situe dans la gamme de 430 à 750 THz.

La 5G pourrait entraîner des pandémies

Cette affirmation est de plus en plus souvent défendue par des théoriciens du complot dont les dangereuses ramifications vont bien au-delà de l’industrie des télécommunications. Ces fausses allégations pourraient mettre en danger la santé et la sécurité publiques, car le public pourrait cesser d’écouter les conseils des experts en santé, notamment lors d’épidémies.

La récente théorie sur le lien entre le coronavirus et la 5G manque de preuves crédibles ou d’arguments raisonnés. À titre d’exemple, nous avons assisté à une intense épidémie de COVID-19 en Iran, un pays qui n’a introduit aucune forme de service 5G. En revanche, la Corée du Sud, qui est l’un des pays où les déploiements 5G sont les plus importants, a été en mesure de contenir efficacement l’épidémie en recourant à des interventions de santé publique.

Comme mentionné précédemment, la 5G fonctionne sur la bande basse (700 MHz), la bande moyenne (3,5 GHz) et la bande haute pour des raisons de couverture et de capacité. Toutes ces bandes de fréquences étaient utilisées pour d’autres services avant l’incorporation et la conception de la 5G. Le spectre de fréquences de 700 MHz est notamment utilisé pour la diffusion télévisuelle, avant d’être réaménagé pour être utilisé pour la 5G. Si cette dernière pouvait causer une pandémie, ce serait alors également le cas de la télévision.

La 5G serait conçue pour la surveillance

Il est fictif de prétendre que la surveillance est la seule raison de déployer des réseaux 5G. Toutes les générations précédentes de systèmes mobiles étaient suffisamment performantes pour cela, et la 5G n’était pas nécessaire. Le fait est que ces réseaux étaient techniquement limités pour soutenir les nouveaux cas d’utilisation de la connectivité sans fil.

La 5G est donc née de la nécessité d’augmenter les débits de données, de réduire la latence, d’assurer une connectivité massive, d’améliorer l’efficacité énergétique et d’offrir une grande mobilité pour soutenir des secteurs tels que les soins de santé, l’éducation, l’industrie, l’agriculture, la sécurité publique et les transports, entre autres.

Il est évident que chaque technologie a ses avantages et ses inconvénients. La 5G avec son offre de connectivité améliorée ne sera probablement pas différente, mais le fait d’avoir des capacités ne signifie pas qu’elles seront également utilisées de manière négative. Il est à rappeler qu’il existe des réglementations pour protéger vos droits.

Internet, par exemple, a contribué de manière significative au progrès de la société, mais il est également utilisé pour des activités illégales. Cela ne signifie pas que nous devons nous débarrasser de cette technologie avec tous ses avantages parce que quelques mauvais éléments en profitent pour commettre des délits.

Xavier Rédaction